DIEU, ALLAH, MOI ET LES AUTRES

C'est un renoncement douloureux que raconte Salim Bachi. Ce livre intranquille et plein de colère fait le bilan sur sa relation à Dieu, à Allah, au divin, à la spiritualité, et à tous ceux qui s'en réclament pour imposer leur façon d'être à autrui. “ Vaste programme ”, avoue-t-il dès les premières lignes. Au commencement du processus, une éducation terriblement répressive, fondée sur la tereur et la culpabilité. Parout, l'interdit, la comptabilité des infractions, la perspective de l'enfer pour l'éternité. Pour l'enfant, Dieu est donc “un être pas très sympatique”. A cette atmosphère s'ajoute le sadisme d'instituteurs violents et intégristes, l'ébranlement provoqué par la perte de sa jeune soeur, la solitude liée à la maladie. Salim Bachi fait le compte des “imbéciles” et autres “idiots” qui lui ont fait prendre en haine l'école, la langue arabe et le Coran.

Dans le livre

«Comme tous les gamins d’Algérie, je vivais dans la crainte de ne pas être assez bon pour échapper au châtiment du Grand Méchant Allah. À l’école non plus, je n’échappais pas à la question. En classe, nous apprenions l’arabe en récitant le Coran. Pour lire le Coran, il fallait connaître l’arabe et pour connaître l’arabe, le Coran… un cercle arabo-islamo-vicieux. Je n’y entendais bientôt plus rien, ni à l’arabe ni au Coran… alors je recevais des coups de règle sur les doigts parce que je m’étais trompé pendant ma récitation de la sourate qui nous promettait l’enfer, elles nous le promettaient toutes. Je ne sais combien de fois reviennent les mots Djahanem et châtiment dans le Coran, mais c’est impressionnant. Tout le Livre tourne autour de ces deux mots : enfer et damnation.» 

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